• Marathon pour Lucas

    Beaucourt 420 kilomètres pour porter un message

    Jérôme Tournu était de retour à Beaucourt samedi après dix marathons en mémoire de son fils Lucas, marathons destinés à sensibiliser sur les problèmes rencontrés par les familles en cas de maladie d’un enfant.

    Jérôme Tournu n’était pas seul pour effectuer les derniers hectomètres de son long périple à travers cinq départements. Les cyclistes du Beaucourt omnisports s’étaient joints à lui, les pompiers locaux également, des amis… A son arrivée place Salengro, il avait le plaisir de voir la grande foule rassemblée.  » Merci à tous. Je ne m’attendais pas à autant de monde  » a-t-il déclaré avec simplicité et émotion. Les majorettes du Twispeel Group ont évolué en son honneur sur le parvis de l’hôtel de ville. Les membres de l’association  » Un avenir pour Cindy  » étaient là eux aussi. Ces derniers défendent également la cause des enfants malades et de leurs familles et ils avaient accueilli Jérôme Tournu lors de l’étape du Thillot. 10 marathons en 13 jours, 420 kilomètres parcourus, 47 heures sur le bitume : tel est le bilan chiffré. Un bel exploit sportif mais l’important est ailleurs. Jérôme a pu communiquer et c’était là son principal objectif. Dans les Vosges et dans les quatre départements franc-comtois, il a pu témoigner du drame vécu avec le décès de son petit Lucas mais plus encore des nombreux tracas connus pendant sa maladie et des propositions qu’il aimerait voir un jour aboutir. En salle d’honneur de la mairie beaucourtoise, il a une fois encore martelé son message.

     » Lucas m’a poussé  »

    Pour lui, il est impératif que l’enfant malade conserve un lien affectif avec sa famille ou ses copains. Cela passe par la compréhension des employeurs des parents, par un accueil temporaire dans sa classe, par des cours particuliers dispensés à son domicile par son propre enseignant, par un allègement des actes administratifs ou encore par la nomination d’un interlocuteur privilégié par enfant, apte à simplifier les tâches des familles et à leur permettre de consacrer un maximum de temps au petit malade. Cédric Perrin, maire, et Bénédicte Tisserand, adjointe, ont enfoncé le clou et ont donné un poids supplémentaire aux propos de Jérôme Tournu. Le député Damien Meslot, présent pour la circonstance, a délivré un message d’espoir : un projet de loi serait actuellement à l’étude et pourrait rapidement améliorer les choses.  » Je voudrais remercier ici mon épouse et mes trois enfants, Lisa, Théo et… Lucas qui m’a poussé pendant ces dix jours « . Le petit garçon, décédé en octobre 2010, était omniprésent en effet, sur le tee-shirt porté par son père mais surtout dans ses pensées et au fond de son coeur. Jérôme Tournu a su, en souvenir de lui, dépasser le drame personnel vécu il y a peu pour communiquer et il l’espère apporter un mieux-être aux familles exposées elles aussi aux dures réalités de la maladie d’un enfant.
    le 30/04/2011 à 18:39 par Daniel Daucourt

     

  • AVP moto

     

    Après le décès vendredi après-midi d’un jeune de 17 ans dans le quartier des Champs Blessonniers, à Beaucourt, la gendarmerie reste prudente. Mais la thèse de l’accident de moto, confirmée par le maire de la ville, semble la plus probable.

    Un jeune de 17 ans a trouvé la mort vendredi en pleine rue à Beaucourt (Territoire de Belfort), dans le quartier des Champs Blessonniers. Des gendarmes qui patrouillaient dans la ville ont été interpellés par un habitant leur indiquant que le jeune homme était allongé au sol dans la rue des Frères Berger.
    Les gendarmes se sont rendus sur les lieux, ainsi que les pompiers et le SMUR. Mais les secours n’ont rien pu faire pour sauver le mineur, originaire du quartier, dont le décès a été constaté par un médecin urgentiste.
    Ce drame, qui s’est joué vers 17h15, a provoqué une vive émotion aux Champs Blessonniers. Parmi la foule présente sur place vendredi après-midi, plusieurs proches de la victime. Certains d’entre eux, en état de choc, ont dû être pris en charge par les pompiers.
    Les gendarmes de Beaucourt, renforcés par ceux de la Brigade de recherches de Belfort, ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du décès. « Des investigations sont en cours, indique le colonel Martinez, commandant du groupement de gendarmerie du Territoire de Belfort. Nous recherchons des témoins et n’excluons aucune hypothèse pour le moment. »
    Une de ces hypothèses est néanmoins systématiquement évoquée depuis vendredi, celle de l’accident de moto. Le problème : aucun véhicule n’a été retrouvé près du corps de la victime.
    En fait, le jeune homme a semble-t-il perdu le contrôle d’un deux-roues avec lequel il circulait dans le quartier. Rue des Frères Berger, il aurait violemment percuté un poteau. Gravement blessé, il n’a pas survécu.
    Pour le maire de la ville, cette version ne fait guère de doute. « C’est impressionnant : il y a eu mort d’homme, mais ça n’a pas empêché des gens de faire disparaître le véhicule, dénonce Cédric Perrin. Est-ce qu’ils se rendent compte de la gravité de ce qu’ils ont fait ? »
    Le contexte dans lequel ce drame s’est produit : depuis plusieurs semaines, des habitants des Champs Blessonniers se plaignent du comportement de certains conducteurs de deux-roues. Bruit, vitesse, manœuvres dangereuses… « La mairie et la gendarmerie ont été alertées, confirme Cédric Perrin. Le propriétaire d’une des motos utilisées a été verbalisé à plusieurs reprises par les gendarmes, notamment pour défaut d’assurance. Vendredi après-midi, on a de nouveau appris qu’une moto tournait dans le quartier. Ce n’est pas faute d’avoir averti les jeunes, mais ce qui devait arriver est arrivé, hélas. C’est dramatique pour la famille et pour la victime : une vie disparaît pour une bêtise, par insouciance.»

    le 02/04/2011 à 12:14 par Guillaume Minaux


     

    Les gendarmes de Beaucourt ont interpellé hier soir le propriétaire de la moto sur laquelle un jeune de 17 ans a trouvé la mort vendredi.

     

    Les gendarmes de Beaucourt, près de Belfort; ont interpellé hier soir le propriétaire de la moto sur laquelle un jeune de 17 ans a trouvé la mort vendredi.
    Le jeune homme de 20 ans est le propriétaire de la moto de cross qui avait disparu à l’arrivée des secours. Le jeune a reconnu devant les gendarmes être le propriétaire du deux-roues. Ce jeune avait été interpellé il y a quelques jours par les gendarmes et eu un procès car il n’avait pu à cette occasion présenter son assurance. En fait, il n’était ni assuré ni titulaire du pemis.
    Ce jeune homme va être poursuivi pour défaut de permis et d’assurance, ainsi que pour substitution d’un élément de l’enquête. D’autres charges risquent aussi d’être portées contre lui.

    Source : site Est républicain du 03 avril 2011


    Beaucourt : la moto et son propriétaire retrouvés

    Les avancées de l’enquête de gendarmerie le confirment: c’est bien un accident de la circulation qui a coûté la vie à un jeune de 17 ans, vendredi vers 17h15 dans le quartier des Champs Blessonniers à Beaucourt (Territoire de Belfort).

     

    Les avancées de l’enquête de gendarmerie le confirment: c’est bien un accident de la circulation qui a coûté la vie à un jeune de 17 ans, vendredi vers 17h15 dans le quartier des Champs Blessonniers à Beaucourt (Territoire de Belfort).

    Les auditions menées par les gendarmes ont aussi permis de retrouver la trace du propriétaire de la moto sur laquelle la victime se trouvait au moment du drame. Agé de 20 ans, il avait prêté le deux-roues au mineur. Ce dernier a été aperçu par plusieurs témoins en train de circuler dans le quartier sur cette moto de cross. Il en a malheureusement perdu le contrôle et a heurté un poteau. Le choc lui a été fatal. Mais quand les secours et les gendarmes sont arrivés sur place, le véhicule avait déjà disparu.

    Depuis, les enquêteurs ont établi que la moto utilisée n’était pas homologuée pour la route. Son propriétaire, qui n’avait pas assuré le véhicule, a été entendu hier matin par les gendarmes. Originaire de Beaucourt, il aurait reconnu avoir lui-même récupéré la moto juste après l’accident, sans s’étendre sur ses motivations.

    Ce dimanche après-midi, alors que l’enquête se poursuit, aucune décision n’a encore été prise quant aux suites judiciaires de cette affaire. Mais faire disparaître des indices est passible de poursuites devant le tribunal correctionnel pour « modification des lieux d’un crime ou délit », souligne le procureur de la République de Belfort, Alexandre Chevrier.

    Le défaut d’assurance pourrait également être reproché au propriétaire de la moto. Celui-ci avait déjà été verbalisé par les gendarmes pour cette raison il y a quelques jours. Depuis plusieurs semaines, des habitants des Champs Blessonniers se plaignent en effet du comportement de certains conducteurs de deux-roues. Bruit, vitesse, manœuvres dangereuses… « On avait peur que quelqu’un se fasse renverser », commente le maire de Beaucourt, Cédric Perrin. L’histoire s’est terminée différemment, mais une famille est aujourd’hui plongée dans le deuil.